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Vers une approche intégrée de la mobilité dans une agglomération urbaine Publiée le 31/03/2011.

La maîtrise du développement d’une agglomération urbaine apparaît de plus en plus comme une impérieuse nécessité. Elle impose une gestion intégrée de la mobilité des personnes et des biens : alors qu'auparavant ce concept était surtout déterminé par des règles économiques, aujourd'hui des facteurs socio-économiques et psychosociaux - l'environnement, le respect du patrimoine… - jouent un rôle primordial.

La mobilité doit être considérée dans un ensemble d’aspects liés à des impacts clairement définis. L'objectif est la gestion efficace des "espaces sociaux" dont la mobilité n'est en fait qu'un élément. Dans une politique de mobilité, l'urbanisation, le transport en commun, le rapport entre coût privé et coût social marginal, l'impact de la mobilité sur l'aménagement public, sur l’environnement…sont des éléments importants à considérer simultanément. La relation qui unit l’aménagement du territoire et la mobilité n’est pas univoque : si la mobilité (ou sa croissance) peut être vue comme la conséquence d’un aménagement du territoire privilégiant le zonage des activités, la mobilité (et ses caractéristiques) peut constituer également une cause de la séparation spatiale des activités.
Il faut donc resituer une telle problématique dans un contexte plus large qui se base sur une approche plus globale de la gestion de la mobilité. Le transport est en effet une activité socio-économique fondamentale qui joue un rôle complexe et multiple dans le fonctionnement et dans le mécanisme de développement d’une agglomération : l’activité « transport » intègre un grand nombre de composantes et son impact déborde largement les seuls exploitants. Il faut se focaliser sur une nouvelle vision intégrée, intégration qui doit se faire à trois niveaux au moins :

1)L'intermodalité qui a fait son apparition liée à des concepts logistiques. L'ensemble des modes de transport doivent être concernés tant pour le transport de personnes que pour le transport de marchandises. Il faut raisonner en terme de multimodalité et d’intermodalité et donc de complémentarité entre les modes de transport par une logique de réseau de façon à tirer chaque fois parti du mode le plus efficace et le plus approprié aux besoins et cela, en tenant compte de la charge que représente le transfert d'un mode à l'autre, ce qui nécessite une logistique intégrée.

2)Les politiques et choix en matière de transport, d'infrastructure et d'aménagement du territoire doivent être intégrés : la juxtaposition de politiques sectorielles dans le domaine de l’urbanisme, de la circulation, du stationnement et des transports publics… constitue un obstacle à un développement maîtrisé de la ville.

3)Il importe enfin de mobiliser, en vue d'une mobilité durable, les différents niveaux de pouvoir et de compétence.

Pour garantir une croissance équilibrée de ces activités et assurer à long terme une accessibilité sur un plan largement socio-économique, efficace et sûre, il convient de mener une politique de mobilité globale et intégrée. L'analyse scientifique a son rôle à jouer : elle nous apprend d'ores et déjà que le processus de décision politique devra nous faire évoluer vers une mobilité durable dans un environnement viable.

A télécharger : lepuredito-45-Jean_Marchal_.pdf

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